Aucun secteur d’activités, à l’exemple de celui de l’immobilier, n’est épargné par la crise engendrée par la pandémie du Covid 19. Avec le confinement, la récession pointe son nez et tous accusent une baisse notable des activités entraînant une baisse de revenus. L’économie, en général, est au ralenti et il faudra du temps pour qu’elle puisse être véritablement entamée. Tous aspirent à ce que le confinement soit levé dans un très proche avenir, pour redémarrer leurs activités.

L’intérêt pour rechercher un bien à acheter a baissé

Dans le secteur immobilier, à cause du confinement, plus aucune transaction à court terme n’est possible et celles qui sont en cours ont même brusquement ralenti. Inquiets ou angoissés, on préfère épargner au lieu d’acheter autre chose que ce qui est utile au quotidien. La croissance du marché de l’immobilier a toujours été étroitement liée à celle du revenu du ménage. Avec le chômage partiel engendré par le confinement, que connaît le pays, les revenus du ménage baissent et aucune hausse de salaire ne peut être espérée dans un avenir proche, car l’économie doit d’abord être relancée. Ce qui va probablement prendre 2 ou 3 ans avant de voir une stabilité relative.

Du coup, même les visites sur les sites spécialisés dans la vente et l’achat d’immobilier ont baissé jusqu’à presque de 50%, par rapport à la même période en 2019. Les annonces n’affluent plus autant qu’avant le confinement. Seuls ceux qui ont des projets à court ou moyen terme continuent leur recherche. Si actuellement, on est en phase de chômage partiel, avec la récession, sûrement d’autres entreprises vont tomber en faillite, entraînant la perte inévitable d’emploi pour un très grand nombre.

L’immobilier reste dans une précaire stabilité

Il y a cependant des faits qui redonnent un peu d’espoir. Puisque la croissance de revenus, qui entraîne l’augmentation des prix n’est plus au rendez-vous, on peut espérer tout de même une baisse des prix de l’immobilier dans un avenir proche. En effet, l’ING Belgique et la division d’analyse économique prévoient une baisse des prix de 2% pour cette année 2020, ce qui n’est pas arrivé depuis 1983. Même si presque tous les voyants sont au rouge, on ne peut pas dire que le marché de l’immobilier est à genoux. Loin s’en faut car le marché immobilier reste attractif pour les Belges. La confiance dans la stabilité du marché immobilier reste intacte. En effet, le chômage partiel instauré depuis le début de la crise préserve tant bien que mal les ménages.

Dans l’attente de la relance économique

Par ailleurs, les mesures d’allègement consenties par les banques en reportant le paiement d’emprunts de quelques mois donnent le temps aux acheteurs de biens immobilier de se retourner. Il en est de même pour les visites sur les sites web immobiliers. Le tableau n’est pas aussi noir, car le nombre d’annonces est en train d’augmenter doucement, sans que les responsables puissent fournir une explication valable à ce phénomène. Malgré la situation sanitaire peu encourageante, l’évidence est que la pression pour redémarrer l’activité économique se fait chaque jour plus forte. Et l’immobilier en fait partie. Puisque tôt ou tard la crise prendra fin, les agents immobiliers se préparent déjà à essayer de satisfaire aux recherches de logement, qui incluront peut-être un jardin dans leur demande. Fin de période de confinement oblige. Si les ventes sont au ralenti, les transactions en cours suivent toujours leurs cours pour être finalisées.

L’immobilier impacté par la récession ?