Proposées par les ministres De Bue et Crucke en juillet 2018, les nouvelles mesures concernant les primes à la rénovation dans la région wallonne sont entrées en vigueur depuis ce mois de juin. Des conditions d’attributions assouplies, des démarches allégées et une procédure unifiée, voici toutes les nouveautés apportées par la réforme.

Des conditions plus souples

Si avant la réforme, les primes bénéficiaient uniquement aux logements construits depuis plus de 20 ans, la réforme a raccourci ce délai.  Désormais, maisons et appartements de plus de 15 ans peuvent prétendre aux primes pour les rénovations entreprises. Les locaux réaménagés et réaffectés à l’habitation peuvent eux aussi bénéficier des primes à la rénovation, à condition de satisfaire à l’ancienneté de 15 ans. D’autre part, la condition d’usage à titre de résidence principale a été abandonnée. Dorénavant, les propriétaires qui louent leurs maisons peuvent bénéficier des primes à la rénovation. Les loyers pratiqués doivent toutefois s’aligner aux grilles établies par la région.

Une procédure unifiée

La réforme a pour objectif principal de simplifier autant que possible le cadre règlementaire des primes, jugé trop complexe jusque-là. Les deux primes, rénovation et énergie suivent désormais la même procédure. Toute demande nécessite notamment un audit préalable obligatoire. Il s’agit d’une étude réalisée par un professionnel, architecte, ingénieur en BTP, visant à déterminer l’ordre des travaux. Le résultat de l’audit doit être annexé à la demande, accompagné du formulaire à transmettre à l’administration.

Certains travaux exclus du bénéfice des primes

Parmi les travaux qui ne bénéficient plus de primes figurent l’installation d’une chaudière à condensation. Les pouvoirs publics encouragent davantage les investissements dans des appareils plus économiques et surtout plus écologiques. Chauffe-eau solaire ou encore pompe à chaleur, les nouvelles mesures récompensent principalement la transition écologique. A l’inverse, la réforme introduit dans le champ des primes  de nouveaux travaux, notamment l’installation d’une VMC, ventilation mécanique contrôlée.

A combien puis-je prétendre ?

Auparavant, le bénéfice des primes répondait à des conditions strictes de revenu. Les ménages les plus modestes étaient les plus privilégiés. La réforme a élargi les bénéficiaires et désormais, même les personnes dont le revenu annuel est supérieur à 97000€ peuvent prétendre aux primes, il s’agit toutefois d’une prime de base. A titre d’exemple, pour les ménages aisés, la prime pour l’isolation de la maison s’élève à 0,1€ par KWh économisé contre 0,6€ pour les ménages modestes. Le coefficient multiplicateur dépend du niveau de revenu, les personnes avec un revenu de moins de 23000€ bénéficiant d’un coefficient multiplicateur de 6.

Les pouvoirs publics ont également décidé de revaloriser les aides sous forme de primes. Depuis 2018, le budget consacré aux primes à la rénovation a été porté à 61,5 millions d’€, 15,5 millions au volet rénovation et le reste au volet énergie.

Les primes à la rénovation en Wallonie réformées depuis juin