Devant le casse-tête permanent que représente la recherche d’un logement ou d’un local de bureau dans les grandes villes, les professionnels de l’immobilier se sont vite mis à la recherche de solutions adéquates, qui peuvent s’adapter à une clientèle variée. D’où l’adoption du coliving, qui signifie littéralement « vivre ensemble ».

La genèse du coliving

En perpétuel mouvement, la génération Y ou millenials, nouvelle venue dans la vie active impose ses besoins en mobilité, ce qui a amené un changement de la conception de la vie sociale et du travail. Dans un premier temps, c’est l’espace de travail qui a été réaménagé avec les bureaux alignés d’une manière impersonnelle sur une grande surface, généralement appelé open space. Ensuite, le Flex Office a fait son entrée. L’espace de travail est plus restreint car l’employé est plus mobile au sein de l’entreprise.

Avec le microworking, la mobilité s’accentue. L’employé, aussi appelé nomade digital, peut travailler hors de son lieu de travail, comme celui d’attendre son train dans un espace équipé d’une imprimante et d’une connexion, en exemple.

Devant une demande qui va aller en croissant, le secteur immobilier se met au diapason avec ces jeunes en déplacement constant. Le coliving se situe à mi-chemin entre la colocation et le microworking. Si dans une colocation, l’appartement sert plutôt de cadre de vie aux locataires, dans un coliving il est courant de retrouver des startuppers et entrepreneurs qui transforment la salle de séjour en coworking. Ainsi, dans ces appartements, le travail et la vie privée peuvent cohabiter.

Le coliving, un style de vie avantageux

Signifiant « vivre ensemble », le coliving présente un avantage notable, celui de casser l’isolement dans lequel se trouve les télétravailleurs. Il séduit de plus en plus de jeunes, nouveaux venus dans la vie professionnelle. Cet hébergement 3.0 est importé de la côte Ouest des État Unis. Très pratiqué dans les grandes métropoles du monde, ce nouveau mode de vie répond à la demande des jeunes actifs et travailleurs, mobiles et accrocs à la high technology.

En France, le coliving vient juste de débarquer et séduit surtout les générations Y et Z, qu’on qualifie de travailleurs nomades, vu leur grande mobilité. Leurs aînés, plus sédentaires, doivent s’y adapter. Toutefois, il est de plus en plus considéré par les spécialistes de l’immobilier comme la cohabitation idéale des années à venir. À cause de sa conception reposant sur le partage et la flexibilité, Il est présenté comme une alternative à la difficulté de trouver un logement dans des villes comme Paris. Dans des immeubles intégrant le coliving, des espaces de vie communs, comme les salles de cinéma, piscines et terrasses seront aménagé, sans oublier les open space pour le travail.

Un environnement juridique à découvrir

Du point de vue juridique, les règles du coliving sont encore à définir car elles doivent s’adapter au produit proposé. Puisqu’il consiste à fournir un logement, le contrat entre le prestataire de services et l’occupant est a priori qualifié de bail. Mais comme l’offre de services annexes est abondante, le contrat devrait se rattacher à celui d’un logement foyer. En ce qui concerne les services annexes, le bail commercial devrait inclure aussi la question de droit d’urbanisme.

En outre, la formule de coliving intéresse aussi d’autres catégories d’individus, dont le dénominateur commun est le déracinement. C’est pour cela que les promoteurs immobiliers voient d’un bon œil le développement des immeubles consacrés au coliving. Le logement résidentiel a en effet moins de risque d’obsolescence que le bureau et des locaux de logistique, et ne comporte qu’un faible risque de vacances.

Le coliving, une autre façon de vivre ensemble en harmonie